Il y avait Dominique Perben pour l’UMP, Victorin Lurel pour le PS, Max Orville pour le MODEM et Jean-Jacob Bicep pour EELV (Europe Ecologie- Les Verts). Tous ces responsables "Outre-Mer" de partis politiques avaient été invités par l’association Sciences Ô pour débattre, à un peu plus de deux mois de la présidentielle.
Hélas, si l’idée a été saluée par tous les participants, il manquait un peu de monde dans le grand amphithéâtre de l’IEP où une centaine de personnes s’étaient rassemblées. Et le temps imparti s’est trouvé trop court pour réellement entrer dans le débat.
"On est un peu frustrés car nous n’avons pas pu aborder toutes les questions mais on voulait créer un petit débat, a reconnu Julie Jarno, présidente de l’association d’élèves organisatrice, et c’était une première, il y en aura d’autres !".
"Restaurer la confiance"
En effet, pendant près de deux heures, les intervenants auront plutôt exposé leur vision des relations entre l’Hexagone et l’Outre-Mer qu’abordé les thématiques prévues au départ ; celles de l’économie, du social, de l’institutionnel, de la culture, de la biodiversité.
Dans leurs prises de paroles, tous se sont en tout cas accordés à dire qu’il fallait "restaurer la confiance". "Grâce à des politiques adaptées", selon Dominique Perben, en faisant "tomber les barrières souvent dans nos têtes" pour Victorin Lurel.
Une confiance à reconstruire grâce à "des relations internes pacifiées" et avec un autre rapport que "la défiance ressentie" parfois sur les territoires selon Max Orville. Et même plus que ça pour Jean-Jacob Bicep qui a estimé qu’il fallait totalement "se défaire des stigmates de la République coloniale pour avancer".
Un "groupe Outre-Mer" ouvert à tous les bords politiques ?
La conférence n’aura donc que très peu effleuré la prochaine présidentielle, sauf les points du chômage et celui de la défiscalisation où Dominique Perben et Victorin Lurel se sont mutuellement interrogés sur la volonté de "leurs" candidats. Mais une idée est ressortie de la discussion : celle de faire "se coaliser", selon les mots du député socialiste, les intéressés de l’Outre-Mer, quelle que soit leur couleur politique.
Une sorte de groupe où chacun pourrait proposer et défendre sa vision des territoires. En réponse à cette invitation, Dominique Perben a affirmé qu’il adhérait à l’idée. D’autant qu’il ne serait "plus parlementaire dans les prochains mois", ayant décidé de ne pas prétendre à un nouveau mandat lors des législatives de juin.
AD (texte et photos)
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